2019 - Cyrano de Bergerac

2019 - Cyrano de Bergerac

Du 16 juillet au 10 août 2019
Prolongations jusqu’au 18 août 2019
24 représentations
20.000 spectateurs
 
Une comédie héroïque d’EDMOND ROSTAND
Mise en scène : THIERRY DEBROUX

Villers-la-Ville : à la fin de l’envoi, Cyrano nous touche
Dans un espace unique, servi par une très belle distribution emmenée par Bernard Yerlès, le héros de Rostand enflamme Villers et fait entendre son désarroi. (…) En choisissant de commencer par un court extrait du dernier acte, Thierry Debroux assume le côté sombre de la pièce d’Edmond Rostand. Le temps des illusions est passé. Roxane se morfond au couvent. Depuis 14 ans, Cyrano vient lui rendre visite pour être sa « gazette ». (…) En quelques minutes, la mise en scène de Thierry Debroux est passée de l’ombre à la lumière, de la mélancolie à l’agitation joyeuse. (…) Thierry Debroux ne néglige rien du côté vivant, bagarreur, provocateur de Cyrano et Bernard Yerlès le campe avec l’énergie et le panache qu’on peut en attendre. Le duel du premier acte est magistral, la tirade des nez est lancée avec toute la verve nécessaire, le siège d’Arras remarquablement stylisé, la présentation de la compagnie des Gascons devient un haka aussi drôle que puissant… On ne s’ennuie pas un instant. Mais c’est surtout dans l’autre facette du personnage et de la pièce que le duo Debroux-Yerlès excelle. Le comédien est magnifique lorsqu’il s’enflamme pour sa belle. La scène où il peut enfin, à la faveur de la nuit, parler directement à Roxane en se faisant passer pour Christian est bouleversante. Interprétant le jeune homme, Damien de Dobbeleer évite le côté bellâtre, faisant ressortir toute la détresse de son personnage qui comprend petit à petit que la beauté ne lui suffira pas à être aimé. Anouchka Vingtier est une Roxane pleine de vie dont la détresse face à la perte de son amour n’en est que plus émouvante.
Jean-Marie Wynants, Le Soir, 25 juillet 2019

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2016 - Amadeus

2016 - Amadeus

Du 13 juillet au 6 août 2016
Prolongations jusqu’au 14 août 2016
25 représentations
23.000 spectateurs
Une pièce de PETER SHAFFER
Adaptation : PATRICK de LONGRÉE
Mise en scène : ALEXIS GOSLAIN

Le génie de Wolfgang Amadeus Mozart sublimé
(…) Une pièce passionnante et moderne qui attire les foules : avant même le début des représentations, le spectacle affichait complet pour dix soirs et a été prolongé pour cinq dates supplémentaires. Au total, ce sont plus de 20.000 personnes qui sont attendues dans la petite ville du Brabant wallon. (…) En guise de maître de cérémonie, Didier Colfs, qui incarne magistralement Salieri, ce personnage mordu par la jalousie. A coups de regards malicieux et de phrases assassines, il mène la pièce de main de maître. Le ton est piquant, diablement moderne et toujours aussi rafraîchissant. Et c’est sans doute ce qui fait la force de cette pièce ; Sublimée ici par un décor grandiose, elle emmène le spectateur dans un autre monde. Un décor d’ailleurs novateur : pour habiller les façades de l’abbaye, un décor inédit réalisé grâce à un mapping 3D a été mis en place par Thierry Bosquet. (…) C’est Denis Carpentier qui interprète avec fougue l’intrépide Wolfgang, petit coquin surdoué ne connaissant pas vraiment les bonnes manières et flirtant souvent avec l’insupportable. (…)
Gaëlle Moury, Le Soir, 18 juillet 2016

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2015 - Le Malade imaginaire

2015 - Le malade imaginaire

Du 14 juillet au 8 août 2015
19 représentations
15.500 spectateurs

Une comédie de MOLIÈRE
Mise en scène : PATRICE MINCKE
Scénographie : PATRICK de LONGRÉE

“Le Malade imaginaire” en cure à Villers-la-Ville
… La pièce nous sert un Argan (Michel Kacenelenbogen) comiquement obnubilé par les lubies de ses entrailles, une Béline (Bénédicte Chabot) subtillement fielleuse. Anne Sylvain est une époustoufflante Toinette, à la fois pivot et ouragan de cette histoire. Maroine Amimi est hilarant en Diafoirus fils, jeune médecin autiste et pur rejeton de ces prétendus savants qui cachent le vide de leurs connaissances pratiques sous un vernis de latin. Mais, à ce jeu, c’est tout de même David Leclercq qui remporte le pompon, dans une brève mais virevoltante envolée de Purgon, médecin golfeur prophétisant ses malédictions comme un Tirésias acide. Mélodrame décalé qui booste les globules blancs de notre Malade imaginaire.
Le Soir

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2017 - Le Capitaine Fracasse

2017 - Le Capitaine Fracasse

Du 11 juillet au 5 août 2017
19 représentations
16.500 spectateurs
d’après le roman de THÉOPHILE GAUTIER
Adaptation : PATRICK de LONGRÉE
Mise en scène : ALEXIS GOSLAIN

Un théâtre de panache et d’aventure
(…) Ces deux heures trente d’aventures, Alexis Goslain en fait une ode gourmande au théâtre de tréteaux , truffant sa mise en scène d’allusions comiques, de galipettes physiques, de plaisanteries mélodramatiques. Sans se prendre au sérieux, la pièce souligne au contraire la gaieté de l’intrigue, enchaînant les gags ou les joies ludiques du théâtre dans le théâtre. Plus qu’une histoire de cape et d’épée, Le Capitaine Fracasse devient une sorte de fête, célébrant une bande de comédiens devenus aventuriers. Même l’adaptation de Patrick de Longrée s’autorise de plaisantes libertés, comme celle d’insérer un subtil clin d’œil à Cyrano de Bergerac pendant le duel central, qui déplace tout le public dans la nef de l’abbaye. A ce jeu, toute la troupe s’amuse follement, emmenée par un Julien Vargas d’une souplesse fringante en Capitaine Fracasse. (…) On y chante, on se cache derrière des masques, on joue de l’épée avec panache, on y fait des œillades à Molière, bref, on se gargarise d’un théâtre fait main, qui sent bon la ficelle et la toile. (…)
Catherine Makereel, Le Soir, 14 juillet 2017

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2018 - Caligula

Du 17 juillet au 11 août 2018
20 représentations
16.000 spectateurs
 
Une pièce d’ALBERT CAMUS
Mise en scène : GEORGES LINI

Le bûcher des vanités
Dans un espace unique, servi par une très belle distribution emmenée par Bernard Yerlès, le héros de Rostand enflamme Villers et fait entendre son désarroi. (…) La mise en scène de Georges Lini nous interpelle sans détour. (…) Itsik Elbaz irradie d’un soleil noir ce Caligula douloureusement atteint par sa démesure et sa lucidité. Sa haute idée de l’homme et sa logique mortifère ne rencontrent que mollesse, faux-semblants, courbettes et lâchetés. L’apparente nonchalance du surmâle est chez lui habitée par la peur, non pas que l’on arrête mais qu’on le laisse faire. Incandescent, Itsik Elbaz est un Caligula d’une perversité familière, un serial killer intelligent, bouleversant qui espère trouver en Scipion l’exigence de beauté et en Cherea le miroir de son indécence. Il ne rend pas la tyrannie sympathique mais la démocratie laide quand elle s’avilit. Les riffs d’une tristesse pénétrante de la guitare de François Sauveur sous-tendent la mise en scène serrée, le jeu impeccable, clair, sans effet, qui ose le grotesque de la condescendance et laisse entendre un texte d’une complexité éclairante. (…)
Sophie Creuz, L’Echo, 27 juillet 2018

Caligula, l’empereur punk de Villers-la-Ville
(…) La mise en scène de Georges Lini met le feu au texte d’Albert Camus à travers un angle de lecture punk-rock ! (…) Dès l’ouverture du premier acte, une guitare électrique donne le ton, celui de l’exorcisme du pouvoir. Itsik Elbaz habite le rôle de Caligula de noirs désirs. A ses pieds, Hélène Perrot, la femme du patricien Mucius, se tord de souffrances existentielles. Son corps est pris de frénésie. Sa danse n’est plus que stupeur et tremblements. Caligula la violente pour chercher un sens à ce monde qui le dépasse. La chorégraphie est hypnotique, la bande-son inquiétante. (…)
Daniel Couvreur, Le Soir, 20 juillet 2018

« Caligula » : frissons sanguinaires et modernité à l’abbaye de Villers
(…) La pièce est une jolie réussite tant visuelle qu’intellectuelle. Les costumes, les accessoires, la présence d’une guitare électrique (saluons au passage les excellentes compositions de François Sauveur et Pierre Constant), et une danseuse contemporaine animent la scène sans jamais laisser s’installer l’ennui. Deux bras prolongent la scène centrale de part et d’autre, sur lesquels les loges des comédiens sont installées. Que vous regardiez l’essentiel ou les à-côtés, il y a donc toujours quelque chose à observer durant ces deux heures de spectacle. Au centre de toutes les attentions, le personnage de Caligula, magistralement interprété par Itsik Elbaz, fascine par son charisme tout en parvenant à attendrir par sa fragilité d’homme en quête de bonheur. Il est entouré d’une dizaine de comédiens plus justes les uns que les autres : France Bastoen joue finement l’ambiguïté dans le rôle de la maîtresse de Caligula, Damien De Dobbeleer est un poignant Scipion et Stéphane Fenocchi un excellent Hélicon, pour ne citer qu’eux. Au final, le plaisir des neurones n’a d’égal que celui des yeux, car une pièce de théâtre jouée dans la pénombre des ruines de Villers-la-Ville est toujours portée par la magie du souffle des vieilles pierres, magnifiées par un jeu de lumières ensorcelant. Plus que du théâtre, c’est une expérience.
Ariane Bilteryst, L’Avenir, 20 juillet 2018

Caligula
(…) Georges Lini bouscule la tradition à Villers-la-Ville. Son Caligula (avec Itsik Elbaz portant magnifiquement un texte ardu) va sans doute déconcerter les habitués, mais il a le mérite de servir le propos de la pièce d’Albert Camus. (…) L’intensité est soutenue, les acteurs sont au cordeau. Les lumières (surtout dans le chœur de l’église abbatiale) sont parfaites. En souffrance, sachant sa perte proche, Caligula éructe ses condamnations, toise son cercle proche. Il n’a que deux alliés, sa maîtresse et un esclave affranchi. « Caligula » parle de liberté et de lâcheté et le spectacle qu’il donne dans les ruines, avec son lot d’humiliations et son final rouge sang, laisse des marques. 
Bernard Meeus, Soir Mag, 25 juillet 2018

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LA DISTRIBUTION
ITSIK ELBAZ (Caligula)
FRANCE BASTOEN
(Caesonia)
DIDIER COLFS
(Cherea)
DAMIEN DE DOBBELEER
(Scipion)
STÉPHANE FENOCCHI
(Hélicon)
LUC VAN GRUNDERBEECK
(Senectus – le Vieux patricien)
THIERRY JANSSEN
(Lepidus – Premier patricien)
JEAN-FRANÇOIS ROSSION
(Mereia – Deuxième patricien)
MICHEL GAUTIER
(Mucius – Troisième patricien)
HÉLÈNE PERROT
(la femme de Mucius)
FRANÇOIS SAUVEUR
(Musicien)

L’ÉQUIPE DE RÉALISATION
Mise en scène : GEORGES LINI
Costumes : RENATA  GORKA
Scénographie : PATRICK de LONGRÉE
Eclairages : CHRISTIAN STENUIT
Composition musicale : FRANÇOIS SAUVEUR & PIERRE CONSTANT
Assistante à la mise en scène : NARGIS BENAMOR
Accessoires : DAVID DETIENNE
Maquillages : GAËLLE AVILES SANTOS
Régie de plateau : DAVID DETIENNE – HUGUES VANELSLANDER
Régie lumières: CHRISTIAN STENUIT
Régie son : PIERRE CONSTANT
Habilleuse : MARIANNE BRACONNIER
Assistante habilleuse : GWENNAËLLE DAOUST
Construction des décors : JEAN-JACQUES ALLARTFRANCIS DEBONOLIVIER DE BONDTDAVID DETIENNEPHILIPPE HAZÉEHUGUES VANELSLANDER
Peintures des décors : OLIVIER WATERKEYN
Installation son et lumières : CHRISTIAN AIGUEUR – YANN BOELS – JULIEN CALANDEPAULINE COLLARDANTOINE DESPONTIN – SYLVAIN ROBYNSCHRISTIAN STENUIT – JOËL VAN DEN BERGE – PHILIPPE VAN DER PERREN
Graphisme : DAVID SAMUËL COURTOIS
Responsable jobistes : ROMAIN TIELEMANS
Accueil reservations : SANDRA BRENDERS

Produit par RINUS VANELSLANDER & PATRICK de LONGRÉE

 

L’AUTEUR : ALBERT CAMUS

Albert Camus naît à Mondovi (Algérie) en novembre 1913. Le jeune Albert ne connaîtra pas son père, mort durant la première guerre. Sa mère s'installe alors dans un des quartiers pauvres d'Alger. Grâce à l'aide de l'un de ses instituteurs, Albert Camus obtient une bourse et peut poursuivre ses études au lycée Bugeaud d'Alger où il prend goût à la philosophie.

Il obtient son bac en 1932 et commence des études de philosophie. Il publie ses premiers articles dans une revue étudiante. Il épouse Simone Hié en 1934. En 1935, il adhère au parti communiste, parti qu'il quittera en 1937. En 1936, alors qu'il est diplômé d'Etudes supérieures de philosophie, il fonde le Théâtre du Travail et il écrit avec trois amis Révolte dans les Asturies, une pièce qui sera interdite. Il joue et adapte de nombreuses pièces (Malraux, Gorki, Dostoïevski).

En 1938, il devient journaliste à Alger-Républicain. La situation internationale se tend. Albert Camus part pour Paris où il est engagé à Paris-Soir. Il divorce d'avec Simone Hié, et il épouse Francine Faure. En 1942, il milite dans un mouvement de résistance et publie des articles dans Combats qui deviendra un journal à la libération. Cette année-là il publie L'Étranger et Le Mythe de Sisyphe chez Gallimard. Ces deux livres valent à Albert Camus d'accéder à la notoriété.

En 1945, c'est la création de Caligula, qui révélera Gérard Philippe. Deux ans après, il publie La Peste qui connaît un immense succès. C'est cette année-là qu'il quitte le journal Combat.

En 1951, publication de L'Homme révolté qui vaut à Camus à la fois les foudres des surréalistes et des existentialistes. Albert Camus subit alors avec une grande douleur la situation algérienne. Il prend position, dans L'Express, au travers de plusieurs articles où il montre qu'il vit ce drame comme un “malheur personnel”. Il ira même à Alger pour y lancer un appel à la réconciliation. En vain. En 1956, il publie La Chute ; une œuvre qui dérange et déroute par son cynisme et son pessimisme.

Albert Camus obtient le prix Nobel en octobre 1957 “pour l'ensemble d'une œuvre qui met en lumière, avec un sérieux pénétrant les problèmes qui se posent de nos jours à la conscience des hommes”. Il a alors 44 ans. Le 4 janvier 1960, il se tue dans un accident de voiture. On retrouve dans la voiture le manuscrit inachevé du Premier Homme.

HISTORIQUE DE LA CRÉATION DE “CALIGULA”

C'est en janvier 1937 qu'apparaissent, dans les Carnets d'Albert Camus les premières notes concernant Caligula : un plan, une ébauche de dénouement. Selon Camus lui-même, un premier état est terminé au début de 1939, repris à la fin de l'année. À intervalles irréguliers, jusqu'à la fin de 1943, les Carnets témoignent de la présence du personnage, de la pièce ou de ses thèmes dans les préoccupations de Camus. Publiée en mai 1944, créée le 25 septembre 1945 avec Gérard Philipe dans le rôle-titre, rééditée en 1947 (avec quelques variantes), reprise en 1950, puis en 1957, dans une mise en scène de Camus lui-même, la pièce ne connaît son édition définitive qu'en 1958 : c'est dire que cette pièce de “jeunesse” n'a jamais cessé d'intéresser son auteur, que dans sa pleine maturité et au faîte de la gloire, il ne l'a pas reniée.

Il s'agit en effet d'une de ses premières œuvres, de celles qui appartiennent au premier stade, pourrait-on dire, d'une pensée qui ne sera jamais une pensée satisfaite : l'absurde, –Camus n'a cessé de le rappeler, dès l'avant-propos du Mythe de Sisyphe– loin d'être le point d'aboutissement d'une philosophie du désespoir, est un “point de départ” et ne se sépare pas de la révolte qu'il suscite. Camus est parfaitement conscient de ce que “le cycle de l'absurde”, avec Caligula, L'Étranger, Le Mythe de Sisyphe, est un moment de sa pensée. Dès 1943, il note : « L'absurde, c'est l'homme tragique devant un miroir (Caligula). Il n'est donc pas seul. Il a le germe d'une satisfaction ou d'une complaisance. Maintenant, il faut supprimer le miroir ». Ou encore, dans le prière d'insérer de 1944 : « Grâce à une situation (Le Malentendu) ou à un personnage (Caligula) impossible, ces pièces tentent de donner vie aux conflits apparemment insolubles que toute pensée active doit d'abord traverser avant de parvenir aux seules solutions valables ». Sans doute fallait-il la révolte individuelle et suicidaire de Caligula pour accéder à la révolte solidaire de La Peste, ou au “Je me révolte, donc nous sommes” de L'Homme révolté.

Au-delà de ces thèmes philosophiques, et loin d'être une “pièce à thèse”, Caligula est une œuvre vibrante et vivante, aussi pleine de désespoir que d'amour de la vie, riche aussi d'une exigence d'absolu typiquement adolescente. La sombre beauté du personnage, tout auréolée de mépris, a ainsi de quoi retentir encore aujourd'hui dans le cœur d'un large public.

LE METTEUR EN SCÈNE : GEORGES LINI

Initialement prof de français, Georges Lini entre au Conservatoire d’Art dramatique de Bruxelles à 30 ans !

Au sortir de ses études, il fonde le Zone Urbaine Théâtre, joue dans plusieurs théâtres et crée sa compagnie Belle de Nuit avec laquelle il produit de nombreux spectacles, parfois en coproduction avec des théâtres comme l’Atelier Théâtre Jean Vilar, le Théâtre Royal du Parc, le Théâtre Le Public.

Principales mises en scène : Un Tailleur pour Dames de Feydeau, Incendies de Wajdi Mouawad (Prix de la Critique du meilleur spectacle) ; L'Ouest solitaire de Martin McDonagh (Prix de la Critique de la mise en scène) ; La Cuisine d'Elvis de Lee Hall (Prix de la Critique de la mise en scène); L'Entrée du Christ à Bruxelles de Dimitri Verhulst ; Lisbeths de Fabrice Melquiot ; Tristesse Animal Noir d’Anja Hilling ; Un Conte d'Hiver d'après William Shakespeare; Le Brasier de David Paquet ; La Fête sauvage de Mathieu Gosselin; Britannicus de Jean Racine ; Roméo et Juliette de William Shakespeare ; Une Petite entaille de Xavier Durringer …

NOTE D’INTENTION DE MISE EN SCÈNE

Caligula est notre contemporain. À peu de choses près –des détails– c’est le triste constat que nous pouvons dresser. En ce qui concerne le rapport qu’il entretient avec le pouvoir, l’homme n’a effectivement pas énormément progressé. « Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument », écrivait Lord Acton. Une maxime qui se vérifie au quotidien, à quelque échelle que ce soit.

Réduire Caligula à un simple drame sanguinaire est réducteur. Cette histoire d’un empereur qui bouscule son empire inspire avant tout une réflexion politique et morale universelle, intemporelle et donc contemporaine. Y est dressé le tableau de l’arrogance et de la vulgaire vénalité de ceux qui nous gouvernent : « Gouverner, c’est voler (…) moi je volerai franchement (…) cela vous changera des gagne petits ». Un tableau d’une actualité frappante…

Y sont moqués également dans ce tableau, la classe dirigeante, les représentants de l’ordre établi, les serviteurs de l’Etat, et aussi -et surtout- le peuple -nous- dont la soumission légendaire et la longue hésitation à réagir devant l’inacceptable, indique bien que la tyrannie -ou ce qui lui ressemble- ne s’installe pas sans l’assentiment lâche des gens. « Nous sommes tous coupables, de tout et devant tous », écrivait Dostoïevski. Caligula lui donne raison. L’actualité un peu aussi …

La pièce de Camus nous met face à nos responsabilités. Pas question d’incriminer un Dieu des maux dont nous souffrons. Au contraire, c’est le silence –voire la mise à mort– d’une certaine image divine qui est ici mise en évidence. « La seule excuse de Dieu, c’est qu’il n’existe pas » écrivait l’auteur. Nier Dieu, comme le fait Caligula, vu comme la source de l’injustice active dans le monde, c’est vouer l’homme à une culpabilité irrémissible. Dans un monde sans dieux, voué à la souffrance et à la mort, Caligula choisit jusqu’à la démesure la révolte désespérée d’une existence qui se sait absurde.

La première esquisse de la pièce date de 1937, la première version de la pièce de 1939. Ce n’est pas un hasard. L’homme allait bientôt traverser une crise spirituelle sans précédent, allait avoir du mal à renaître des grands traumatismes de la Shoa, traumas qui ont permis de penser l’homme comme inhumain, de penser qu’en tout homme existe un bourreau et que le lieu de l’inhumain ne peut être que l’humain. Pas besoin de divinité pour cela.

Caligula, c’est tout cela.

Je veux d’une mise en scène qui mette en évidence la contemporanéité du propos.

Dans le fond et dans la forme. Je veux que le spectacle s’adresse aux gens d’aujourd’hui avec les moyens d’aujourd’hui (scénographie, costumes, micros, lumières, musique, danses, etc). Dans une scénographie qui soit une machine à jouer, je veux ramener le propos de Camus à la lumière et exposer sa richesse contemporaine. Faire apparaître une résonnance nouvelle. Revisiter Caligula pour y trouver l’universel de ce que nous vivons et proposer aux spectateurs, non pas la folie « anecdotique » d’un homme mais celle d’un monde en crise.

Mon travail de mise en scène consistera avant tout à produire du signifiant plutôt que du signifié, à trouver un angle de lecture inédit- hyper contemporain- afin de pimenter la représentation et déstabiliser le spectateur en le dépossédant du sentiment qu’il avait initialement, celui de connaître la pièce. Le déposséder de sa maîtrise illusoire, c’est l’acte politique de toute mise en scène théâtrale.

« Faire tomber quelques gouttes de poison dans l'intimité de chaque spectateur et faire en sorte qu'il assume entièrement ce poison ». Voilà l'expérience de la tragédie moderne. Voilà l’expérience à laquelle que je vous convie en montant Caligula dans les ruines majestueuses de Villers-la-Ville.

Georges Lini, metteur en scène

Une production de DEL Diffusion Villers
en coproduction avec Shelter Prod, avec le soutien de taxshelter.be et ING, avec le soutien du Tax Shelter du gouvernement fédéral de Belgique

Avec le partenariat officiel de
DUVEL – AUDI FINANCIAL SERVICES – EIFFAGE BENELUX – VALENS – LOTERIE NATIONALE – ORES – ABBAYE DE VILLERS – LA UNE – LA 1ÈRE – TV COM – LE VIF/ L’EXPRESS – LE SOIR

Avec le concours de
Le Ministère de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Service du Théâtre)
Le Commissariat général au Tourisme de la Wallonie
La Province du Brabant wallon
L’Abbaye de Villers
L’Administration communale de Villers-la-Ville
Le Syndicat d’Initiative
La Maison du Tourisme du Pays de Villers
La Régie des Bâtiments
La Direction générale de l’Aménagement du Territoire, du Logement et du Patrimoine de la Région wallonne

Avec la collaboration de
HECHT – RENT A CAR ENTERPRISE – CULLIGAN – DE CONINCK WINE & SPIRIT

 

2014 - Pinocchio

2014 - Pinocchio

Du 15 juillet au 9 août 2014
18 représentations
15.000 spectateurs

Mise en scène : STEPHEN SHANK
D’après le récit de CARLO COLLODI
Adaptation : PATRICK de LONGRÉE

Un spectacle enfants admis, et ravis, qui ne doit rien au père Disney
… Du bon « vieux » théâtre, avec tous les ingrédients des tréteaux, masques et costumes griffés Thierry Bosquet, accessoires de carton, les plus simples donc les plus ouverts (Eugénie Obolensky). Il sont 12 comédiens qui croquent leur 70 personnages sur le vif, les rhabillent et les déshabillent au fil des rôles. Ils s’approprient l’espace en se déployant ou s’agglutinant, formant un chœur (en bleu de travail) qui apparaît et s’évanouit par magie, jonglant avec des trappes, s’étageant sur des pentes… (décors de Patrick de Longrée)… Le lumière de Christian Stenuit assume la magie du lieu, l’habille de projections, lui donne des ombres lunaires, des éclats de feu. La musique choisie par Stephen Shank, orchestrée et mise en ondes par Laurent Beumier, un as du décor sonore, mixte Aznavour, Sinatra, Presley, Nino Rota, Queen, Gershwin et bien d’autres encore, entre cinéma, chanson, opéra, une musique généreuse qui prend en relais le non-dit, les ambiances, les transitions et donne un petit air de comédie musicale à Pinocchio, d’autant que la danse chorale y même ses entrechats. Parmi ces bateleurs de l’abbaye, une étoile, une de ces apparitions dont on se dit que c’est lui et personne d’autre : Maroine Amimi, déjà fêté au Prix de la Critique. Il est pantin de bois, il devient sale gosse, qui n’en fait qu’à sa tête, tendre, cruel, paresseux, qui tire plus d’une fois sur les moustaches de la mort et s’incarne enfin, non sans une pointe de regret, en « un petit garçon comme il faut » …
Le Soir

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2013 - Frankenstein

2013 - Frankenstein

Du 11 juillet au 10 août 2013
22 représentations
16.000 spectateurs

Une pièce de STEFANO MASSINI
D’après le roman de MARY SHELLEY
Traduction : PIETRO PIZZUTI
Mise en scène : EMMANUEL DEKONINCK

La solitude de Frankenstein hante l’abbaye de Villers-la-Ville
Dans les ruines de Villers, Olivier Massart transgresse la vie et la mort. Son fantôme écorché nous apostrophe sur les origines de l’homme. La créature du Docteur Frankenstein blasphème sur les contradictions entre la science et la loi de Dieu. Elle nous abîme dans l’horreur de la solitude. Patrick de Longrée et Rinus Vanelslander ont choisi le site de l’ancienne abbaye cistercienne pour craquer l’étincelle de la vie. Cette adaptation de « Frankenstein » laisse jouer le metteur en scène, Emmanuel Dekoninck, avec le feu du ciel du mythe prométhéen. (…) Fantasmagorique, Olivier Massart pleure dans un frisson d’émotion brute toute la souffrance du corps et de l’esprit. (…) Le final touche au sublime avec le sacrifioce d’Elisabeth, incarnée par Claire Tefnin, délicieusement fragile, et vidée de son sang sur la table des noces de Frankenstein. Les étoiles peuvent aller se coucher.
LE SOIR

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2012 - Don Camillo

2012 - Don Camillo

du 10 juillet au 11 août 2012
Prolongations du 14 au 18 août 2012
29 représentations
18.000 spectateurs
Adaptation de PATRICK de LONGRÉE
d'après l'œuvre de GIOVANNI GUARESCHI
Mise en scène : JEAN-CLAUDE IDÉE

"Quelle surprise de voir ce crucifix grandeur nature se mettre soudain à parler. On ne regardera plus jamais un crucifix de la même façon."
LE SOIR

"Une joute pleine d'espièglerie entre un curé et un maire communiste. De magnifiques moments... Une belle réussite."
L'AVENIR

"Le gigantisme est bel et bien présent. Par les éclairages fabuleux (grande réussite) et par les décors: de larges marches de faux marbres, une stature de la vierge et un autel blanc entouré de colonnes. On s'y croirait."
LA DERNIERE HEURE

"Jésus fait partie du spectacle. Une véritable performance, tant on se demande comment le comédien Gauthier Jansen arrive à rester à ce point de marbre. La seconde réjouissance est due au jeu des deux acteurs principaux: Pascal Racan et Armand Delcampe. Humains, ironiques, fougueux..."
MOUSTIQUE

"Une histoire qui a tout pour fonctionner puisqu'elle raconte l'histoire des gens, et même, leur donne à penser que Dieu n'est pas ignorant de ce qui fait leur quotidien."
LA LIBRE

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2011 - Le nom de la Rose

2011 - Le nom de la Rose

Du 13 juillet au 13 août 2011
Prolongations jusqu’au 20 août 2011
29 représentations
25.000 spectateurs
Adaptation de PATRICK de LONGRÉE
d’après le roman d’UMBERTO ECO
Mise en scène : STEPHEN SHANK

“Le Nom de la Rose” en lettres de feu
(...) On saluera ici la perspicacité de l’adaptation qui a cherché l’équilibre et la complémentarité entre la teneur philosophique et les ressorts narratifs, entre la pensée et l’action. Il y a là un plus par rapport au film d’Annaud. (...) Centrée sur la lisibilité du suspense et du débat d’idées à travers le jeu des acteurs, la mise en scène de Stephen Shank retrouve au troisième tableau la beauté poignante qu’il avait fait régner dans ses précédentes réalisations à Villers. Dans le labyrinthe très ingénieusement rendu par la scénographie de Patrick de Longrée, Guillaume affronte le terrible bibliothécaire aveugle Jorge de Burgos, campé par un Yves Claessens grimé et méconnaissable, exsudant une haine dévote du corps et de l’humanité. Magistrale, l’interprétation de Pascal Racan soulève le spectateur. (...) Le spectacle se conclut en apothéose par une pyrotechnie virtuose d’Olivier de Laveleye qui met littéralement le feu de l’enfer aux ruines.
Philip Tirard, La Libre belgique, 18 juillet 2011

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2010 - Milady

2010 - Milady

Du 14 juillet au 7 août 2010
Prolongations du 10 au 14 août 2010
23 représentations
22.000 spectateurs
Adaptation d’ÉRIC-EMMANUEL SCHMITT
d’après “Les Trois Mousquetaires” d’ALEXANDRE DUMAS
Mise en scène : PASCAL RACAN

“Milady”, seule contre tous
Le spectacle “Milady”, présenté en première vendredi soir dans les ruines de l’abbaye de Villers-la-Ville, répond en tous points aux déclaration d’intention de ses organisateurs. Prenez un chef d’œuvre romanesque (“Les Trois Mousquetaires” d’Alexandre Dumas), compilez toute l’information disponible sur un personnage secondaire capital (Milady) et réécrivez l’histoire en dialogues théâtraux autour d’elle. Pari tenu et gagné pour Eric-Emmanuel Schmitt -auteur dont le succès populaire lui vaut, comme à Dumas, la méfiance des lettrés- qui signe une partition originale en restituant les principaux épisodes de l’action (...) Ses dialogues sont vifs et bien menés et, surtout, il va droit aux émotions fortes. Et celles-ci ne manquent pas dans le terrible destin de Milady! A telle enseigne qu’on a senti Natacha Amal, flamboyante et vibrante à travers toute la représentation, flancher au moment des saluts, comme submergée par la puissance des sentiments. C’est qu’elle incarne la figure du mal, immolée au final par les adversaires qu’elle a levés contre sa personne dans sa quête folle d’une revanche sur la vie et les hommes. A la mise en scène, Pascal Racan a réglé tout cela sans chichis, soulignant fermement les moments clés dans un souci de lisibilité immédiate. (...) Somptueux et innombrables (une douzaine de robes pour la seule Milady), les costumes de Thierry Bosquet jouent même d’autodérision quand Richelieu manipule avec des airs avantageux la traîne démesurée de sa soutane fellinienne.
Philip Tirard, La Libre Belgique, 19 juillet 2010

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2009 - L'Avare

2009 - L'Avare

Du 14 juillet au 9 août 2009
20 représentations
20.000 spectateurs
Une comédie de Molière
Mise en scène : Gildas Bourdet

Généreux “Avare” à Villers(...)
La mise en scène de Gildas Bourdet s’est coulée dans le chef-d’œuvre, sans chercher l’originalité débraillée mais avec une légère fantaisie dans le jeu et les costumes. Froufroutant, ceux-ci se déclinent en noir et blanc, dans des nuances grises qui en font un Avare vif-argent. Le décor est simple: un coffre géant trône sur la scène. Des portes sur ses côtés permettent le va-et-vient des comédiens, le tout s’ouvre quand Harpagon se fait voler sa cassette pour finalement déborder des écus du maladif épargnant dans un “happy end” moqueur. Sans en faire trop, Michel Poncelet se dépense copieusement dans le rôle de l’Avare, déterminé à épouser Marianne, dont son fils Cléante est amoureux. Souple dans sa dégaine de vieillard rebutant, irrésistible dans les excentricités de son vices, Michel Poncelet –que les habitués du Théâtre des Galeries connaissant bien- manie joliment la ruse sèche de son personnage. Une autre vis comica lui fait face: Marie-Paule Kumps arrache l’hilarité du public (900 spectateurs tout de même) dans le rôle de Frosine, l’entremetteuse, manipulatrice au bon cœur. On ne peut citer chacun des dix comédiens. Pointons toutefois Gérald Wauthia, qui prend plaisir à l’ouvrage, jouant le cocher et le cuisinier avec une truculence contagieuse. Avec cet Avare plaisant, Del Diffusion, organisateur de l’événement, a réussi le pari de monter une pièce intimiste au cœur des imposantes pierres de l’abbaye.
Catherine Makereel, Le Soir, 17 juillet 2009

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2008 - Le Bossu

2008 - Le Bossu

Du 11 juillet au 10 août
21 représentations
20.000 spectateurs
D’après l'œuvre de Paul Féval
Adaptation inédite de Éric-Emmanuel Schmitt

Un bien vivant Bossu
(...) A Villers-la-Ville, l'adaptation du roman de Paul Féval porte la signature d'Eric-Emmanuel Schmitt. Le décor est féerique, évidemment. Et une scénographie simple permet que la quasi-totalité du spectacle soit jouée au même endroit. Le public fait uniquement un aller-retour "dans une petite maison parisienne" juste avant l'entracte. Avant de revenir à la scène principale pour le dénouement. Si Le Bossu ne surprend pas par son intrigue, il plaît toutefois par sa vivacité. Le duo formé par Passepoil (Michel Poncelet) et Cocardasse (Gérald Wauthia) apporte ce qu'il faut d'humour à la pièce. Aurore de Nevers, interprétée par Stéphanie Van Vyve, y ajoute de la fraîcheur. tandis que les combats de cape et d'épée sont savamment orchestrés et menés ardemment par Lagardère (Philippe Résimont, remplacé après une méchante chute survenue après deux représentations par Michelangelo Marchese). On notera également les lumières de Christian Sténuit, qui nous offre une ambiance flamboyante et impressionnante dans la seconde partie du spectacle. Samedi soir, le tonnerre n'a été que d'applaudissements. (...)
Adrienne Nizet, Le Soir, 14 juillet 2008

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2007 - Dracula

2007 - Dracula

Du 17 juillet au 12 août 2007
20 représentations
18.000 spectateurs

D'après le roman de Bram Stoker

L'Abbaye sous le joug d'un grand saigneur
(...) Avec sa majesté, ses grandes pierres froides et ses courants d'air, l'abbaye évoque sans mal le château de Dracula, sinistre nid d'aigle perché au sommet des Carpates. (...) Parfois, l'hémoglobine qui perle au coin de la bouche de Lucy, la première victime, ou les cheveux dressés sur la tête des trois femmes vampires, plus punk que démoniaques, penchent plutôt vers le grotesque que l'épouvante, mais l'ensemble réussit un bon dosage entre théâtre romanesque et diverstissement sons et lumières. (...) Dans la peau du suceur de sang, Claudio Dos Santos affiche une distance pleine de sang-froid dans le jeu, mêlée plus tard aux cascades et aux attaques d'un caractère au sang chaud. Face à lui, Nicolas Buysse transpire subtilement l'angoisse du clerc de notaire Harker, qui découvre peu à peu la véritable nature de son hôte. Le public suit le jeune homme sur les traces du vampire à travers l'abbaye, à la rencontre du professeur Van Helsing (le toujours formidable Pascal Racan), de Lucy (Anouchka Vingtier, candide à souhait) ou encore de Renfield (le survolté et excellent Yves Degen), fou à lier détenteur de secrets. L'œuvre de Bram Stoker est ici largement raccourcie mais recèle tous les ingrédients vampiriques pour en faire frémir ou rire, petits et grands. Pas de quoi en faire des cauchemars la nuit mais on avouera tout de même qu'à minuit, à l'heure où le spectacle finit et où la lune réveille les morts, on ne se serait pour rien au monde attardée dans les ruines de l'abbaye.
Catherine Makereel, Le Soir, 20 juillet 2007

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2006 - La Balade du Grand Macabre

2006 - La balade du Grand Macabre

Du 11 juillet au 5 août 2006
19 représentations
15.000 spectateurs

Une farce de Michel de Ghelderode

(…) La célèbre "farce pour rhétoricien" de Michel de Ghelderode se déroule, une fois n’est pas coutume, dans un seul lieu. Une large estrade traverse le cloître en diagonale, se terminant dans les deux coins opposés par une structure en bois qui grimpe à l’assaut des murailles. Ce dispositif majestueux voulu par le scénographe Thierry Bosquet et le metteur en scène Stephen Shank offre aux spectateurs, assis de part et d’autre de ces vastes tréteaux, une vision panoramique sur l’action et sur les magnifiques effets visuels ménagés par les lumières de Christian Sténuit. En deux heures trente, on traverse ce spectacle comme un grand rêve baroque et shakespearien, dans une succesion d’émerveillements plastiques et de félicités verbales. La farce, écrite en pleine montée des périls nazis, y perd sans doute un peu de ses vertus corrosives mais on retrouve, entre horreur et grotesque, l’esprit d’une œuvre que Ghelderode adressait aux " âmes simples ". Pour jouer Nékrozotar en balade avec sa faux dans la "croustillante patrie" de Breugellande, Pascal racan a pris la dégaine du Nosferatu de Murneau : crâne rasé, maquillage sépulcral, costume noir étriqué. De sa voix caverneuse, le comédien habite magistralement le site, annonçant l’imminente fin du monde. On sourit et on frémit de voir l’apocalypse promise… (…) On sort de là un peu groggy, la tête pleine d’images et de mots, heureux d’avoir vu, tendue comme un miroir, de nos identités secrètes, l’œuvre magistrale d’un grand écrivain belge. On sait gré à Patrick de Longrée et Rinus Vanelslander d’avoir eu le courage de remettre " La Balade du Grand Macabre " à l’affiche, dans une production à grand spectacle, qui ne lésine pas sur les moyens. Ce qui frappe aussi, c’est l’intemporelle actualité de l’écriture de Ghelderode, synthèse inouïe de latinité et de germanité, expression culturelle tangible d’une belgitude devenue politiquement incorrecte.
Philip Tirard, La Libre Belgique, 15 juillet 2006

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2005 - Salomé

2005 - Salomé

Du 14 juillet au 12 août 2005
21 représentations
18.000 spectateurs

Un drame d'Oscar Wilde

(…) Richard Kalisz a choisi la nef de l’abbatiale pour la célèbre danse des sept voiles. Les murailles sont couvertes d’inscriptions bibliques en hébreu, en latin et en grec. Projetées par rayon laser, elles se détachent avec une netteté surréelle. La danse de Fatou Traoré, réglée par Claudio Bernardo, s’avère sauvage, agressive, athlétique, mais elle n’est ni sensuelle ni lascive: c’est un rituel païen tout en extériorité. On soulignera la qualité et la prégnance de la musique et des chants exécutés par Malik Choukrane, Grégory Duret et Laurent Taquin. Ils contribuent à installer l’atmosphère d’archaïsme et de surnaturel voulue par le metteur en scène. On songe à leur prestation chorale en prélude au saisissant tableau final : debout dans les hautes herbes, sous les arbres violemment éclairés, ils nous font sortir du temps et de l’espace, pour rejoindre cette " beauté sombre de l’Apocalypse " qu’est Salomé aux yeux de Pierre Loti.
Bilan contrasté, donc, mais globalement positif, pour cette production qui parvient à faire revivre la Palestine au temps des origines du christianisme. Et nous livre cette terrible sentence qui aura plané sur toute l’œuvre et la vie d’Oscar Wilde: on finit toujours par tuer ce qu’on aime.
Philip Tirard, La Libre Belgique, 18 juillet 2005

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2004 - Jésus-Christ superstar

2004 - Jésus-Christ superstar

Du 6 juillet au 15 août 2004
29 représentations
23.000 spectateurs

Le miracle s'est accompli. Résultat ? Un divertissement populaire qui ne succombe pas aux effets de mode et plaira au travers des tranches d'âge. Qui plus est, le public se retrouve plongé dans l'intemporel. Musicalement, il y a de tout : du rock, des ballades, de la pop, du folk et bien d'autres choses encore. Les costumes aussi mélangent les époques et les genres (.). Choc visuel garanti, kitsch inclus. Quant Judas ou Jésus apparaissent en contre-jour, avec éclairage rouge et fumigènes, on se retrouve au cinéma dans un thriller ! Avant de filer en boîte sous une énorme boule à facettes.
Didier Stiers, Le Soir, 10 juillet 2004

Ils ont bien fait de le ressusciter. Le chef d'ouvre d'Andrew Lloyd Webber et Tim Rice donne l'impression de n'avoir pas pris une ride dans cette version à la fois moderne et intemporelle. (...) Dans ce décor évoluent des silhouettes qui ont emprunté la machine à remonter le temps sans s'arrêter toutes à la même époque.

A. Bilteryst, Vers l'Avenir, 12 juillet 2004

Un splendide "Jésus-Christ Superstar" à l'abbaye. A ouvre exceptionnelle, production exceptionnelle, ce sont près de 30 acteurs-chanteurs et danseurs qui sont sur scène. Une distribution difficile, puisque si la priorité est donnée à la voix, les artistes sont aussi d'excellents comédiens et ont le physique de l'emploi.
C. de Froidmont, La Nouvelle Gazette, 10 juillet 2004

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2003 - Macbeth

2003 - Macbeth

Du 10 juillet au 16 août 2003
28 représentations
24 000 spectateurs

Un beau et tragique Macbeth à Villers
L'action rebondit constamment. D'une grande qualité, la distribution enlève les scènes au pas de charge. Les éclairages sont souvent raffinés, avec, parfois, des verts et des mauves peut-être un peu trop fluorescents. Les costumes de Corinne de Laveleye sont une belle réussite, due à des couleurs, des lignes et des tissus qui transfigurent les kilts indispensables à la poésie de l'Ecosse. Tous les talents réunis du monde ne suffiraient pas à compenser l'absence de comédiens exceptionnels pour le couple démoniaque des Macbeth. On les a trouvés, et ils enflamment les tréteaux de Villers. Damien Gillard aborde ici son premier grand rôle du répertoire, avec une générosité, une vibration intérieure, une diction parfaite, un physique souple et viril. (.) Catherine Conet, douce et dure, amoureuse, cruelle, sensuelle, dominatrice, joue à merveille de toutes les facettes de son personnage et de son grand talent ? En génie du mal, elle tient le spectateur sous sa coupe et sous le charme jusqu'au moment où, femme épuisée et vaincue, elle réalise que tous les parfums de l'Arabie ne pourront effacer le sang de ses mains, et se donne la mort. (.) Bref, un grand Shakespeare, monté et joué avec force et beauté.
Jacques Franck, La Libre Belgique, 15 juillet 2003

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2002 - Les Misérables

2002 - Les Misérables

Du 11 juillet au 17 août 2002
Prolongations du 20 au 24 août 2002
32 représentations
30.000 spectateurs

Jean Valjean, émouvant solitaire
... Pascal Racan impose un Valjean solitaire, force de la nature, dont il montre les souffrances. Il émeut, à la fin, en héros fatigué, en père chagriné par les épousailles de Cosette. Autre bloc, Olivier Massrt nourrit, en Javert, une inflexibilité coupante. Fantine et Cosette, Isabelle Defossé s'abstient de facilités mélodramatiques pour s'attacher à l'humanité et à la grâce. France Bastoen balance entre la gouaille et l'amour déçu. Quant aux Thénardier, Michel Guillou s'amuse en crapule finie aux côtés de Martine Willequet, teigne et vulgaire à souhait. En Marius, Itsik Elbaz éprouve l'absolu des sentiments révolutionnaires et amoureux. Carine Sombreuil, Yves Degen, Laurent D'Elia, Olivier Charlet, Eric Breton le Veel, Noémi tiberghien, Françoise Oriane, Déborah Rouach, Sylvie Perederejew. complètent cette foisonnante distribution...
Janine Dath, Le Soir, 15 juillet 2002

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2001 - La Reine Margot

2001 - La reine Margot

Du 17 juillet au 18 août 2001
Prolongations du 21 au 24 août 2001
29 représentations
25 500 spectateurs

"Margot" rouge et noire
Dans les ruines superbement éclairées de Villers-la-Ville, une troupe virevoltante ressuscite La Reine Margot d'Alexandre Dumas pour un public heureux, qui a pour elle les yeux de l'enfance et le cour de ceux qui aiment aimer, trembler, admirer, rêver... Shank multiplie les épisodes dans une fresque à la fois populaire et d'une beauté à couper le souffle, qui fait penser aux plus galvanisants des opéras de Verdi. Pour soutenir l'action, il a tablé sur une présence physique forte des comédiens et sur la grandeur du souffle qui doit faire résonner les ruines de la vivacité des mouvements et de l'éclat des voix...
Jacques Franck, La Libre Belgique, 24 juillet 2001

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2000 - Thyl Ulenspiegel

2000 - Thyl Ulenspiegel

Du 18 juillet au 12 août 2000
Prolongations les 18 et 19 août 2000
21 représentations
21 000 spectateurs

"Thyl" conquiert une nouvelle vie dans les ruines
L'épopée théâtrale des ruines de Villers-la-Ville se renouvelle de plus belle avec Thyl Ulenspiegel. Le bilinguisme élevé au rang de l'art...
Michaël Chalklin, Le Soir, 12 juillet 2000

Comme du papier à musique!
Trois heures d'un spectacle riche en couleurs et en émotions et en voix... Thyl Ulenspiegel a réussi à faire vibrer les vieux murs de l'abbaye... Le roman de Charles De Coster trouve une nouvelle dimension dans cette création essentiellement basée sur le chant. Les partitions sont l'ouvre d'Isabelle Rigaux. Ces chants font partie intégrante de la Légende de Thyl Ulenspiegel, ils expriment tour à tour la lutte du peuple, la fête ou l'amour. Ajoutez à cela une mise en scène dynamique et originale de Michel Guillou et une acoustique irréprochable, et vous avez le spectacle de l'été qui ravira les jeunes et les moins jeunes.
Ariane Bilteryst, Vers l'Avenir, 22-23 juillet 2000

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1999 - Dom Juan

1999 - Dom Juan

Du 19 juillet au 27 août 1999
27 représentations
25 000 spectateurs

"Dom Juan" lance un éternel défi au Ciel
... Pour sa première mise en scène à Villers-la-Ville, Armand Delcampe -fin connaisseur du théâtre en plein air- a choisi le rapport proche avec le public, le dépouillement intelligent de la scénographie pour laisser parler les impressionnantes ruines de l'abbaye. Eclairée de grands bougeoirs, l'abbatiale devient la surprenante tombe du Commandeur et se prête à merveille aux tons surnaturels de l'aventure. Quant à Thierry Bosquet, il a imaginé des costumes tantôt chatoyants tantôt misérables, selon le monde auquel les personnages appartiennent. Mais la mise en scène limpide et lumineuse d'Armand Delcampe ne posséderait pas cette assise si les comédiens ne payaient pas de leur talent...
Christelle Prouvost, Le Soir, 24 juillet 1999

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1998 - Images de la vie de Saint François d'Assise

1998 - Images de la vie de Saint François d'Assise

Du 15 juillet au 19 août 1996
24 représentations
20.500 spectateurs

Pietro Pizzuti, un inoubliable "Poverello" dans les ruines de Villers-la-Ville.
Fameux pari, en vérité, que celui de DEL Diffusion cette année pour Villers-la-Ville... Pari tenu, si on en juge à la beauté du spectacle et à l'ovation debout dont l'a gratifié le public de la première... Formé en partie à l'école américaine, Stephen Shank va droit au but, dans une esthétique populaire...
Philip Tirard, La Libre Belgique, 18 juillet 1998

Les images fortes d'un spectacle très applaudi.
La sauce a pris. Ce n'était pas gagné d'avance, avec l'écriture foisonnante de Ghelderode. Images de la Vie de Saint François d'Assise réussit à émouvoir et à en mettre plein la vue, dans des ruines superbement mises en valeur.
Didier Catteau, Vers l'Avenir, 18 juillet 1998

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1997 - Angelo tyran de Padoue

1997 - Angelo tyran de Padoue

Du 16 juillet au 9 août 1997
Prolongations du 12 au 16 août 1997
22 représentations
20 000 spectateurs

"Angelo" trouve à Villers-la-Ville un cadre à sa démesure
Comme si Victor Hugo avait écrit sa pièce pour la Bir: elle y est magnifique dans un drame de puissance et de fragilité...
Monique Verdussen, La Libre Belgique, 22 juillet 1997

Un divertissement retentissant, à la sauce mélodramatique
... Jacqueline Bir prête humour et superbe à La Tisbé. Elle laisse sa voix de tragédienne ricocher sur les ruines et habiter l'espace. Gérald Marti lui répond dans la même gamme de ton. Duel d'une actrice et d'un tyran. Face à face de deux grands.
Pascale Haubruge, Le Soir, 22 juillet 1997

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1996 - Barabbas

1996 - Barabbas

Du 16 juillet au 23 août 1996
26 représentations
20.500 spectateurs

Retour d'un héros dans les ruines
A la fois mystique et populaire, cette Passion d'un genre marginal trouve dans le site de l'abbaye de Villers-la-Ville un juste lieu d'exploitation... Michel Poncelet porte sur ses larges et imposantes épaules ce rôle impressionnant... Spectacle à grande échelle, Barabbas s'impose comme un mastodonte de fer au centre duquel crie un humain révolté.
Pascale Haubruge, Le Soir, 19 juillet 1996

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1995 - Hamlet

1995 - Hamlet

du 19 juillet au 12!août 1995
prolongations du 16 au 26 août 1995
25 représentations
24.000 spectateurs

A Elseneur, c'est-à-dire comme chez soi
Entre Spielberg et les Elisabéthains, le metteur en scène ne voit pas où serait la contradiction. On ne peut pas lui donner tort... S'il est une constance que mène depuis des années maintenant Dominique Haumont, avec l'adhésion du public d'une part et d'une partie de la critique, c'est le souci premier de concilier les trésors du répertoire dramatique avec les nouveaux codes du spectacle contemporain... un pied dans le patrimoine, un autre dans l'air du temps.
Jacques De Decker, Le Soir, 22-23 juillet 1995

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1994 - La Belle au Bois Dormant

du 20 juillet au 13 août 1994
Prolongations du 16 au 28 août 1994
27 représentations
23.000 spectateurs

La toute "Belle au Bois dormant"
Quel beau parti que celui-ci: beau, intelligent, léger, convivial... C'est à une véritable fête que nous convie La Belle au Bois dormant, doublée d'un remarquable travail d'auteurs et de metteur en scène, sans parler du jeu des acteurs, de la mise en lumières et des sons. Du "top niveau" qui a réussi à gommer l'effort (considérable), la sueur (abondante) et le défi (véritable) pour ne garder que l'esprit d'enfance, le talent et la générosité...
Sophie Creuz, L'Echo, 28 juillet 1994

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1993 - Faust

du 14 juillet au 14 août 1993
prolongations du 19 au 21 août 1993
25 représentations
20.000 spectateurs

Le pacte entre le cadre et l'oeuvre
... Rarement un mythe se sera aussi bien inscrit dans le site, comme s'il n'avait jamais cessé de le hanter... A chaque fois, le spectacle adopte le rythme que le fragment impose, mais en conservant une unité générale: c'est qu'il est porté de bout en bout par un engagement énorme des acteurs, que leur apport est tel qu'à aucun moment on ne rompt avec l'échelle humaine...
Jacques De Decker, Le Soir, 17 juillet 1993

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1992 - Athalie

1992 - Athalie

du 22 juillet au 15 août 1992
17 représentations
17.000 spectateurs

"Athalie", magistral oratorio pour la tolérance
Villers-la-Ville a un spectacle à la mesure de sa beauté. Frédéric Dussenne, Manuel Couvreur et leurs interprètes nous donnent un tout grand spectacle de qualité universelle... Ce spectacle sur la discorde atavique est porté d'une seule et même voix par la ferveur, le don exceptionnel de toute une équipe, qui a su trouver le ton juste pour nous faire vibrer à l'art, à l'humain, au partage de quelques heures légères et graves à la fois, dédiées à notre monde et à nos dieux également déboussolés...
Sophie Creuz, L'Echo, 24 juillet 1992

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1991 - Quasimodo

1991 - Quasimodo

du 17 juillet au 17 août 1991
prolongations du 21 au 30 août 1991
31 représentations
24.000 spectateurs

"Quasimodo" séduit Villers-la-Ville
...Alain Brunard, qui signe la mise en scène de Quasimodo, a incontestablement réussi à intégrer son premier travail théâtral dans les ruines cisterciennes. Le choix des trois lieux scéniques correspond judicieusement à la progression de l'action dont l'intensité dramatique trouve son point d'orgue dans la nef, où se dénoue et éclate tragiquement la relation triangulaire entre Frollo, Quasimodo et Esmeralda. Autre réussite éclatante: l'éclairage... L'interprétation est dominée par un Pietro Pizzuti qui réalise une incroyable performance autant vocale que physique, sous un maquillage superbe, comme les autres, de Jean-Pierre Finotto...
Didier Catteau, Vers l'Avenir, juillet 1991

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1990 - Cyrano de Bergerac

1990 - Cyrano de Bergerac

du 25 juillet au 18 août 1990
18 représentations
14.000 spectateurs

Eternel Cyrano
Mission accomplie pour Gérald Marti et sa bande de bretteurs gascons: Villers, c'est le siège d'Arras et du cour amoureux... Distribution pléthorique, duels à l'épée soulignant les joutes verbales, Villers illuminée vibre aux détonations de la poudre et des âmes. Et les cinq actes menés au pas de charge convient le public à une visite guidée peu banale à travers les cinq dispositifs scéniques répartis sur l'ensemble du site...
Philip Tirard, Le Vif/ L'Express, 10 août 1990

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1989 - Torquemada

1989 - Torquemada

du 26 juillet au 19 août 1989
prolongation du 23 au 26 août 1989
10.000 spectateurs

"Torquemada" et l'intolérance: une pièce à thème, d'une brûlante actualité
En montant Torquemada, Dominique Haumont n'a pas choisi la facilité puisque la pièce a rarement été jouée. Relever des défis est l'apanage de cet homme à la puissance de créativité impressionnante. Les moyens mis en ouvre pour qu'aboutisse le projet sont énormes. C'est une véritable prouesse qui a été effectuée de monter des décors grandioses, en quelques semaines, et de réunir une telle brochette de comédiens figurant parmi les meilleurs du moment.
André Jacques, La Nouvelle Gazette, 26 juillet 1989

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1988 - Roméo & Juliette

du 27 juillet au 20 août 1988
16 représentations
8.500 spectateurs

"Roméo et Juliette": fougue, rigueur, jeunesse
Par la dramaturgie qui a présidé à l'adaptation de Ronald de Pourcq, la mise en scène de Frédéric Dussenne, le décor robuste et net de Jacques Steurs, le cadre puissant du site, où nature et architecture s'affrontent, par l'esprit que les producteurs de l'ensemble ont su insuffler aux participants, par l'investissement de toute la troupe surtout, le spectacle est empreint d'une beauté âpre, sans concession, qui restitue la gravité de l'ouvre, même si cette gravité peut emprunter des détours par la farce ou la truculence...
Jacques De Decker, Le Soir, juillet 1988

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1987 - Barabbas

1987 - Barabbas

du 29 juillet au 8 août 1987
prolongations du 12 au 15 août 1987
12 représentations
6.200 spectateurs

Un "Barabbas" magistral dans les ruines de l'abbaye
Les ruines de Villers-la-Ville ont une nouvelle âme! Barabbas, le brigand mythique, y est entré en force, poussé par le talentueux Dominique Haumont dont c'est sans conteste la réalisation la plus ambitieuse...
Christophe Lamfalussy, La Libre Belgique, 8-9 août 1987

Barabbas" mythique et populaire
... Car c'est cela qui entraîne cette soirée magique: une forme de ferveur artistique, une énergie créatrice comme chauffée à blanc, que semblent avoir inspirés les murs incendiés de l'abbaye. Et si les ovations sont telles, au bout de ces trois heures très denses que l'on se croirait à la fin d'un concert rock, ce n'est que justice...
Jacques De Decker, Le Soir, 3 août 1987

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