2022 - Roméo et Juliette

2022 - Roméo et Juliette

Du 12 juillet au 6 août 2022
Prolongations jusqu’au 13 août 2022
25 représentations
21.000 spectateurs
 
Une tragédie de WILLIAM SHAKESPEARE
Mise en scène : THIERRY DEBROUX

Par cette chaleur, le sang est échauffée
(…) On aime en remettant l’épée au fourreau, on dégaine, quand tout crie et que le désir appelle un tout autre fourreau pour une bien plus douce arme. Là est le génie de Shakespeare, dans cette tension qui enflamme et meurt dans le même instant. « Qu’il est joli l’assassin de mon cousin », aurait pu dire Juliette si le vers n’était déjà pris. Le dispositif scénique -plus West Side que Vérone- permet à la formidable équipe de comédiens de bondir et rebondir sur l’intrigue connue de tous, que l’on regarde pourtant, accrochés au destin qui tout à l’heure scellera l’amour à la mort. La chair n’est pas triste encore ; elle frémit, rayonne, souffre, exulte dans le jeu lumineux de Mathilde Daffe (dans le rôle de Juliette) et de son Roméo (incarné par Baptiste Blampain), prompt à aimer encore pour soigner une souffrance de jeune poulain. Ils sont épatants, justes, vrais, virevoltants, bouleversants. On dirait du Musset, c’est pourtant du Shakespeare, resserré ici, redistribué là pour donner à Madame Capulet (Anouchka Vingtier) un rôle un peu moins soumis à son bourgeois patriarcal (Thierry Janssen). « Allons sagement et doucement : trébuche qui court vite. » Que nenni, pas le moindre faux pas dans ce spectacle mené tambour battant, qui met le jeu au centre du terrain. On n’entend pas un moustique voler, la concentration du public est palpable. Non pas qu’on entende mal ; la diction est parfaite, toutes les nuances passent : l’humour et la désolation, l’ironie et l’arrogance, la sagesse et l’affection. (…)
Sophie Creuz, LEcho, 16 juillet 2022

L’abbaye de Villers-la-Ville, tombeau majestueux d’un ardent « Roméo et Juliette
(…) D’entrée de jeu, la pièce commence fort, en musique et avec un vif combat à l’épée. Si Thierry Debroux a fait le choix de garder le lieu de l’intrigue à Vérone, il l’a, en revanche, transposée au XIXe (Romeo et Juliette a été créée en 1597), siècle par excellence du romantisme. Fougueuse et enlevée, sa mise en scène réunit, sans jamais les trahir (mais en distillant intelligemment humour et touches contemporaines), tous les tableaux qui font le sel de cette pièce mythique : le coup de foudre de Roméo et Juliette au bal ; leur déclaration d’amour au balcon ; le duel entre Tybalt, le cousin de Juliette, et Mercutio, le meilleur ami de Roméo ; la mort de Roméo puis de sa bien-aimée. Pour déployer une telle énergie, rythmée par le jeu, de très belles scènes dansées (chorégraphiées par Emmanuelle Lamberts) et d’impressionnants combats à l’épée (orchestrés par Emilie Guillaume), Thierry Debroux s’est entouré d’une dizaine de comédiens dont on ne peut qu’être admiratif : Baptiste Blampain (Roméo), Mathilde Daffe (Juliette), Denis Carpentier (Mercutio), Julien Besure (Benvolio, amis de Roméo), Catherine Grosjean (la nourrice de Juliette), Thierry Janssen (Capulet) (…).
Stéphanie Bocart, La Libre, 15 juillet 2022

Un « Roméo et Juliette » indémodable à Villers-la-Ville
(…) En ce mois de juillet, ce sont donc deux vénérables institutions que Thierry Debroux fait se rencontrer en mettant en scène la pièce culte de Shakespeare au cœur de l’abbaye et en les secouant toutes les deux. Oubliez le balcon cliché avec ses balustrades rococo et son lierre grimpant. La scénographie de Patrick de Longrée place des échafaudages dorés, structure métallique qui donne une dynamique verticale à l’ensemble. (…) Pour servir ce texte archi-connu et éviter le kitsch de l’amour à l’eau de rose, il fallait une distribution pleine d’allant. Mission accomplie grâce à une troupe qui trouve le juste équilibre entre énergie et fidélité au texte, entre légèreté et force du destin. (…)
Catherine Makereel, Le Soir, 15 juillet 2022

Les amants de Villers ont conquis les cœurs
(…) Le public était venu en nombre remplir les gradins disposés dans l’ancien cloître de l’abbaye cistercienne. Face à une gigantesque scène au décor d’échafaudages patinés couleur or, d’escaliers et de panneaux coulissants. Un décor sobre et astucieux, qui fonctionne par petites touches et accessoires, histoire de laisser de la place aux imposants murs séculaires de l’abbaye. C’est dans ce théâtre naturel que s’est donc joué le drame -désormais sans beaucoup de mystère quant à son issue-, des amours malheureux de Roméo et Juliette. Les Capulet contre les Montaigu, les épées dégainées pour l’Honneur, la fougue brûlante des jeunes amants enamourés… Le metteur en scène, Thierry Debroux, voulait faire de cette tragédie shakespearienne un spectacle familial, c’est totalement réussi. (…)
Ariane Bilteryst, L’Avenir, 15 juillet 2022

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L’ÉQUIPE DU SPECTACLE

Mise en scène : THIERRY DEBROUX

Distribution
BAPTISTE BLAMPAIN (Roméo)
MATHILDE DAFFE (Juliette)
ANOUCHKA VINGTIER (Lady Capulet)
THIERRY JANSSEN (Capulet)
MICHEL PONCELET (Frère Laurent)
CATHERINE GROSJEAN (La Nourrice)
NICOLAS JANSSENS (Montaigu)
DENIS CARPENTIER (Mercutio)
JULIEN BESURE (Benvolio)
JEAN-FRANÇOIS ROSSION (Le Prince)
SIMON DELVAUX (Tybalt)
JÉRÔME VILAIN (Paris)
JONAS JANS (Le valet)
PAULINE BOUQUIEAUX (Danseuse)
MANON COULONVAL (Danseuse)
LYSIANE WILL (Danseuse)

Scénographie : PATRICK de LONGRÉE
Création des costumes : ANNE GUILLERAY
Chorégraphe : EMMANUELLE LAMBERTS
Chorégraphe de combats : ÉMILIE GUILLAUME
Assistante à la mise en scène: CATHERINE COUCHARD
Décor sonore : LOÏC MAGOTTAUX
Création des maquillages : GAËLLE AVILES SANTOS
Sculpture gisants : ISIS HAUBEN
Création des éclairages : CHRISTIAN STENUIT
Accessoires : ZOUHEIR FARROUKH
Régie de plateau : DAVID DETIENNE / HUGUES VANELSLANDER
Régie lumières : CHRISTIAN STENUIT
Régie son : THIERRY VAN CUTSEM
Maquillages: GAËLLE AVILES SANTOS / ORANE DAMSIN
Habilleuses : TATIANA STROBBE / JEANNE DUSSENNE
Construction des décors à Villers : JEAN-JACQUES ALLART / FRANCIS DEBON / OLIVIER DE BONDT / DAVID DETIENNE / PHILIPPE HAZÉE / SAM SERAILLE / ANTOINE STEIER / OLIVIER WATERKEYN
Construction des décors en atelier : LUCAS VANDERMOTTEN / SYLVAIN FORMATCHE / PERLE HERVIO
Sous la direction technique de GÉRARD VERHULPEN
Peintures du décor en atelier : SAÏD ABITAR / CAMILLE BURCKEL / NICOLAS VANKERCHOVE / JÉRÔME DESERT
Peintures des décors sur site : OLIVIER WATERKEYN
Confection des costumes : ANNE GUILLERAY / SARAH DUVERT / LAURE NORRENBERG / CHANDRA VELLUT
Relations Presse : FRANÇOISE BOUZIN / Agence Entre-Nous
Graphisme : DAVID SAMUËL COURTOIS
Accueil réservations : SANDRA BRENDERS

Produit par PATRICK de LONGRÉE et RINUS VANELSLANDER

Le metteur en scène : THIERRY DEBROUX

Formé à l’INSAS (Institut National Supérieur des Arts du Spectacle), Thierry Debroux est comédien, auteur et metteur en scène. Depuis 2011, il dirige le Théâtre Royal du Parc à Bruxelles.
Il est l'auteur de Crooner, Termini Roma (Prix de la COCOF pour le meilleur spectacle 1992), Moscou Nuit blanche, La Poupée Titanic (Prix de l'Union des Artistes, Prix de la SACD-Lansman, Prix de l'Académie Royale de Langue et de Littérature française de Belgique, prix du meilleur auteur au Prix du Théâtre 2000), Sand la scandaleuse, Le Roi Lune, Cinecittà, Eros Médina, Le Chevalier d'Éon, Le Jour de la Colère, Darwin, Robespierre, Made in China, Les Cabots Magnifiques, Le Maître des Illusions, Kennedy. La plupart de ses pièces sont éditées chez Lansman.
Il a signé de nombreuses adaptations dont Le Maître et Marguerite de Boulgakov, Le Capitaine Fracasse de Théophile Gautier, Biedermann et les Incendiaires de Max Frisch, L’Odyssée d’après Homère, Le Noël de M. Scrooge d’après Dickens, Méphisto d’après Gœthe.
Il a mis en scène, entre autres : Le Tour du Monde en 80 jours d’après Jules Verne, Le Livre de la Jungle d’après Kipling, Scapin 68 de Molière, Hamlet de Shakespeare, L’Île au Trésor d’après Stevenson, Les Trois Mousquetaires de Dumas, Dom Juan de Molière, Jascha de Yasmina Reza, La Chambre bleue de David Hare, L'Atelier de Jean-Claude Grumberg.
Il est scénariste de la série Les Petits Meurtres d’Agatha Christie diffusée sur France 2. Son film Le Silence des Églises a reçu le prix du Meilleur scénario au Festival de Luchon. Il a co-écrit Un Cœur qui bat pour France 2 et a reçu le Grand Prix International du Film Scientifique au Festival de Pariscience en 2011.
Il a joué à Villers-la-Ville dans Macbeth de Shakespeare en 2003 et il y a mis en scène Cyrano de Bergerac de Rostand en 2019.

Note du metteur en scène

Lorsque Patrick de Longrée m’a proposé de monter en co-production avec le Théâtre Royal du Parc le chef d’œuvre de Shakespeare, je n’ai pas hésité une seconde. Tout d’abord parce que l’expérience du Cyrano de Bergerac que j’ai monté à Villers-la-Ville en juillet 2019 et que nous avons ensuite joué au Parc, puis à l’Aula Magna, au Wolubilis et au Théâtre de Liège a été l’une des expériences théâtrales les plus belles de ma carrière. Réunir plus de 20 acteurs, leur offrir un contrat de six mois et pouvoir défendre une pièce aussi magnifique est une aventure qu’on n’oublie pas facilement. Pouvoir offrir à trois générations un chef-d’œuvre de la littérature française et voir, à la sortie, les grands-parents, les parents et les enfants émus par une langue aussi belle représente pour moi l’essentiel de ce qui fait mon métier.
Le reste, comme dirait Shakespeare, est silence !
Il est important d’offrir des chefs d’œuvre au plus grand nombre, en espérant que les valeurs défendues dans les textes que nous proposons aident nos spectateurs à devenir ou à rester des citoyens respectueux de ces valeurs. Avec Roméo et Juliette, j’ai à nouveau la possibilité de parler au plus grand nombre tout en défendant un incontournable génie et une façon d’écrire jamais inégalée. Nous entrons ici dans l’histoire d’un couple mythique dont tout le monde connaît la fin tragique. Il ne s’agit donc pas de tenir en haleine le spectateur avec la question : que va-t-il se passer ? Mais plutôt de montrer le destin implacable à l’œuvre et de comprendre comment la haine, l’intolérance, les préjugés, l’absence de communication et d’écoute peuvent aboutir au pire ! Deux familles se haïssent. Ils ne savent peut-être même plus pourquoi mais ils se haïssent et ces deux adolescents fous d’amour l’un pour l’autre vont en faire les frais.
La pièce a connu toutes les versions, toutes les adaptations. Le cinéma, l’opéra, la comédie musicale s’en sont inspirés. On ne peut évidemment oublier le West Side Story ou le Roméo + Juliette avec Léonardo di Caprio. C’est une pièce qui raconte la fureur de vivre, comme si ces deux-là pressentaient qu’ils ne vivraient pas longtemps. Alors ils vivent intensément. La passion est toujours éphémère… ils se brûlent les ailes comme Icare, sans concession, bravant l’interdit, le danger ! Je veux saisir cette énergie de l’adolescence, cette soif de vivre, ce besoin de tenter un impossible rêve.
Shakespeare écrit cette pièce lors d’une des nombreuses pestes auxquelles il sera confronté. La ville des deux amants a fait face à une pandémie et quand l’histoire commence, la peste s’est enfin éloignée. C’est une véritable libération.
Ce spectacle à Villers sera, je l’espère en tous cas, le spectacle de la renaissance. Après deux étés d’annulation, de report ou de plan B, nous pourrons enfin jouer devant une abbaye noire de monde. Nous sommes aujourd’hui, comme les amants de Vérone, dans cette envie de vivre, de désobéir, de faire fi des contraintes, des interdits, même si la mort rôde toujours et frappe aveuglément, marchant main dans la main avec la fatalité. J’aimerais que le spectacle se fasse l’écho de cette libération.
La mort tragique qui clôture la pièce ne doit pas nous inviter à être sage, prudent, à ne pas oser se confronter à l’amour, à la passion. Au contraire. Ceux qui vivent prudemment sont, d’une certaine façon, déjà morts. Le génie de Shakespeare est de réussir à nous faire rire avec un sujet que beaucoup auraient traité de façon désespérée.
J’ai choisi de situer l’action de ce chef-d’œuvre au 19ème siècle, l’une des périodes les plus romantiques de toute l’Histoire. Les chefs d’œuvre nous révèlent quelque chose de neuf à chaque fois qu’on les représente sur scène. Il ne faut surtout pas forcer les choses. L’inattendu surgit au moment où on s’y attend le moins. Je suis certain que l’étrange période que nous venons de traverser donnera à cette histoire une saveur particulière. L’acte dramaturgique réside pour moi essentiellement dans un lâcher-prise et un accueil de ce que le texte peut nous offrir à un moment particulier de l’histoire des hommes et des femmes.
Thierry Debroux
Metteur en scène

Une production de DEL DIFFUSION VILLERS
En coproduction avec le Théâtre Royal du Parc, avec Shelter Prod, avec le soutien de taxshelter.be et ING, et du Tax Shelter du gouvernement fédéral de Belgique.

Avec le partenariat officiel de
LA UNE – VIVACITE – VW D’IETEREN FINANCE – DUVEL – VALENS – LOTERIE NATIONALE – ORES – ABBAYE DE VILLERS – TV COM – LE VIF/L’EXPRESS – LE SOIR

Avec la collaboration de
RENT A CAR – CULLIGAN – DE CONINCK WINE & SPIRIT

Avec le concours de

Le Commissariat général au Tourisme de la Wallonie 
– Visit Wallonia
La Province du Brabant wallon

L’Abbaye de Villers

L’Administration communale de Villers-la-Ville

Le Syndicat d’Initiative

La Régie des Bâtiments

La Direction générale de l’Aménagement du Territoire, du Logement et du Patrimoine de la Wallonie

 

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